Sur le chemin de Saint Jacques

 

Loin d’être un raccourci, le chemin de Saint-Jacques de Compostelle passant par Rocamadour fait 280 kilomètres. Pour les pèlerins d’antan, se rendre à Rocamadour ne constituait d’ailleurs pas une « alternative ». L’objectif même du voyage était de rejoindre le Sanctuaire, dont les reliques de Saint Amadour et la statue de la Vierge Noire font la renommée depuis plusieurs siècles. La proximité et la notoriété du Sanctuaire, que l’historienne Régine Pernoud appelait le “Lourdes médiéval”, incitaient la plupart des pèlerins en route vers l’Espagne à faire un détour par la citadelle mariale.

Aujourd’hui, l’itinéraire de Rocamadour est composé de sentiers balisés et entretenus régulièrement : les GR®6, GR®64 et GR®652. Cette variante constitue une alternative pour ceux qui empruntent la voie du Puy et désirent bifurquer à partir de Figeac. Le pèlerin arrivant à Figeac a en effet le choix entre deux chemins : le “classique” empruntant le GR®65 via Cajarc et Limogne ou “l’alternative” via Rocamadour pour parcourir le Causse de Gramat, le Haut-Quercy et l’Agenais. La jonction avec l’itinéraire du Puy (GR®65) est établie à La Romieu dans le Gers.

Traversant le Parc naturel régional du Quercy, ainsi que deux des plus beaux villages de France : Penne-d’Agenais et Pujols (Lot-et-Garonne), le chemin offre aux pèlerins une agréable balade au cœur de cet héritage naturel unique. Cinq monuments inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco jalonnent la route : l’hôpital Saint-Jacques de Figeac, la basilique Saint-Sauveur et la crypte Saint-Amadour à Rocamadour, la cathédrale Saint-Caprais à Agen et la collégiale Saint-Pierre à La Romieu.