Perle du Haut-Quercy, accrochée à une falaise de 150 mètres au-dessus de la vallée de l’Alzou, la cité religieuse de Rocamadour attire les foules depuis le XIIème siècle. Parmi tant d’anonymes, Henri II Plantagenêt, Simon de Montfort, Blanche de Castille et son fils saint Louis IX, tous les rois de France jusqu’à Louis XI, saint Dominique, saint Bernard, saint Antoine de Padoue, et plus récemment, Edmond Michelet, Francis Poulenc, etc.

Quelques dates

1105

Le Pape Pascal II fait mention du pèlerinage “à la Bienheureuse Vierge Notre-Dame de Rocamadour” : la renommée du pèlerinage a déjà dépassé nos frontières. Rocamadour devient un des quatre lieux saints de la chrétienté : Jérusalem, Rome, saint Jacques de Compostelle et Rocamadour.

1152

Géraud d’Escorailles, abbé de Saint Martin, décide de construire un Sanctuaire capable d’accueillir les foules de pèlerins.

1166

Découverte devant l’oratoire de Notre Dame, du corps intact d’un ermite, attribué à Saint Amadour, serviteur de la Vierge Marie.

1172

Les bénédictins rédigent le livre des miracles : 126 miracles sont authentifiés.

1223

Après les franchises accordées aux habitants par Géraud d’Escorailles, Bernard de Ventadour, reconnaît « la commune de Rocamadour » et octroie aux prud’hommes la première charte des coutumes. La vie économique se développe autour du prieuré bénédictin.

1244

Louis IX (Saint Louis) viendra avec sa mère Blanche de Castille, et ses frères, demander le bonheur pour la France : le pèlerinage prend une dimension nationale.

1562

Pour le nord du Quercy, « l’année la plus terrible de son histoire » ; le Sanctuaire de Rocamadour est pillé et le corps de Saint Amadour est brûlé.

1643

Alain de Solminihac a parcouru tout son diocèse à cheval. Louis XIII, par un jugement rendu en avril 1643, rétablit l’autorité spirituelle des évêques de Cahors sur les sanctuaires de Rocamadour. Après la tourmente de la Révolution, de saints prêtres vont œuvrer à la
renaissance du sanctuaire et du pèlerinage.

1836

L’Abbé Caillau, en reconnaissance de sa guérison, achètera l’ancienne forteresse du plateau et construira « le château », destiné à l’accueil des prêtres et des pèlerins.

1861

Décès du Bienheureux Pierre Bonhomme, curé de Gramat, qui fit le pèlerinage à pied une fois par semaine, et encouragea toutes les paroisses du diocèse à venir se confier à Notre Dame au moins une fois par an. Il fonda la congrégation des religieuses de Notre-Dame du Calvaire ; ce sont elles qui, aujourd’hui encore, contribuent à l’accueil des pèlerins sur le chemin de Compostelle.